Laser, Lasik
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Le
laser excimer (de la contraction des mots anglais " excited " et "
dimer " émet des ultra-violets qui permettent de gommer et re surfacer
la cornée.
Deux techniques effectuées avec le laser excimer sont actuellement
disponibles pour corriger les myopies, les astigmatismes et les
hypermétropies.

Le laser excimer : (PKR ou PhotoKératectomie Réfractive)
Le laser gomme la surface de la cornée après en
avoir retiré la couche superficielle ou épithélium (peau de la cornée) ;
Cette technique permet de corriger les myopies inférieures à 6-7
dioptries, les astigmatismes inférieurs à 3 dioptries et les
hypermétropies inférieures à 4-5 dioptries.
Cependant, cette technique engendre des douleurs parfois importantes
pendant 24 à 48 heures, et la vision reste floue pendant plusieurs
jours, pendant lesquels l'épithélium repousse. Aussi, une technique plus
récente utilisant le laser excimer, mais permettant de conserver
l'épithélium, est-elle maintenant la plus utilisée : le Lasik
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 Le LASIK (LAser in-Situ Keratomileusis)
: cette intervention consiste à découper une très fine lamelle
cornéenne superficielle de 160 µm à l'aide d'un petit rabot (Microkératome) ou d’un laser (femtoseconde) ,
traiter la partie profonde de la cornée avec le laser excimer, puis ré
appliquer la lamelle sur la surface de la cornée. Ainsi, l'intégrité de
la cornée est conservée, l'épithélium est laissé en place sur la
lamelle, la cicatrisation est rapide et la vue est recouvrée en quelques
heures. Aussi, les deux yeux peuvent-ils être opérés le même jour.
Le lasik permet de corriger des myopies jusqu'à 10 dioptries, les
astigmatismes inférieurs à 5 dioptries, et les hypermétropies jusqu'à 4
dioptries environ. Ces valeurs varient selon l’âge du myope, l’épaisseur
de la cornée, le laser utilisé.
Depuis 1993, date de son application sur l’oeil humain, le lasik, a
encore évolué quant à la qualité de la découpe de la lamelle, et la
sécurité du geste. La technique du lasik permet de corriger des myopies
plus fortes que la PKR de surface avec une récupération visuelle plus
rapide.
Les différentes étapes sont les suivantes :
- Un anneau de succion, placé sur l'oeil, l’immobilise et
guide le microkératome pendant la découpe.
- Le microkératome est solidaire de l'anneau de succion. Une
fine lame oscillante est située sous le microkératome
- L'avance du microkératome permet de
découper une fine lamelle cornéenne de 160 µm d’épaisseur qui restera
solidaire de la cornée grâce à une charnière, comme la couverture d’un
livre à la reliure. (L’épaisseur de la cornée est de 600 µm environ).
- L’ensemble microkératome/anneau de succion est alors retiré
de la cornée
- La lamelle est ensuite réclinée comme la couverture un livre.
- Le surfaçage au laser peut alors commencer sur le stroma
cornéen. (partie centrale de la cornée). Le laser traite votre œil en
fonction des informations recueillies lors des examens préopératoires et
qui sont introduites par le chirurgien dans l’ordinateur.
- Le capot ou lamelle cornéenne est alors replacé à sa position
initiale sans aucune suture. Deux à trois minutes plus tard, le capot
est fixé du fait d’un effet de pompe qui maintient la lamelle sur la
cornée.
Dans les jours suivants, certaines précautions doivent être prises :
instiller les collyres antibiotiques, anti-inflammatoires et les larmes
artificielles, ne pas frotter ses yeux, ne pas aller à la piscine et
éviter toute activité risquant d’infecter ou traumatiser l’œil.
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Différentes étapes du Lasik myopique
- Découpe d'une lamelle très superficielle.
- La fine lamelle est ouverte comme la couverture d'un livre.
- Le faisceau laser aplatit la cornée en la gommant du centre à la périphérie ( pour la myopie ).
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La lamelle est repositionnée comme on referme la couverture d'un
livre et recolle à la cornée surfacée par le laser sans points
de suture.
- Cornée aplatie après lasik myopique.
Myopie avant Lasik |
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Myopie aprés Lasik
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Aléas, effets secondaires et
complications.
L'incidence des complications, déjà très
faible, a encore baissé au cours des dernières années grâce à la
qualité et la haute technicité des instruments.. La fréquence des
complications est inférieure à 0,1 %, alors que celle des incidents est
de 0,5 %. Les effets secondaires souvent transitoires, dominés par les
halos nocturnes, s’observent dans 5% des cas.
- Les complications pendant l'opération
Dysfonctionnement du laser excimer
Une évaluation systématique du fonctionnement du laser excimer est
réalisée avant chaque intervention. En cas de fonctionnement défectueux
(exceptionnel), un autre laser de qualité équivalente est disponible
dans le Centre.
Dysfonctionnement du microkératome
Une évaluation systématique du fonctionnement de l'instrument utilisé
pour la découpe lamellaire de la cornée est réalisée avant chaque
intervention. Malgré les soins attentifs apportés à cet instrument de
très haute technicité, un dysfonctionnement reste possible.
L’utilisation d’un autre microkératome s’impose dès qu’existe le moindre
doute sur l’appareil utilisé.
Incident de découpe lamellaire
Une découpe lamellaire irrégulière ou incomplète, un blocage du
microkératome, une perte de couplage entre l'instrument et la cornée
peuvent amener à interrompre l'intervention généralement reprogrammée 3
à 6 mois plus tard, après cicatrisation de la cornée.
Décentrement du gommage cornéen au laser (photo ablation)
Le traitement laser doit être centré sur l’axe visuel. Aussi, il est
important de bien regarder une petite mire rouge clignotante avant le
début du traitement afin que l’appareil de poursuite de l’œil lors de
ses petits mouvements (eye-tracker) soit parfaitement calé sur l’axe
visuel grâce à une caméra infrarouge. Pendant le traitement, le contrôle
du centrage est effectué sous microscope opératoire par l’opérateur, et
sur écran par l'assistant opératoire. La collaboration du sujet opéré
est donc essentielle. Il doit fixer, avant et pendant les quelques
secondes de photoablation une lumière rouge même si elle devient
progressivement plus grosse et floue. Si, malgré toutes ces précautions,
un décentrement est observé, une retouche au laser quelques mois plus
tard sera indiquée.
- Les complications post-opératoires
L'inflammation
Une inflammation post-opératoire de la lamelle peut engendrer une
vision très floue. Les causes en sont mal identifiées . Elle disparaît
dans la très grande majorité des cas avec un traitement
anti-inflammatoire local.
L'infection de la cornée
Elle est très exceptionnelle mais peut être grave, avec formation d'un
abcès de cornée et d'une opacité cornéenne pouvant gêner la vision.
L’instillation soigneuse des collyres prescrits, les mesures d’hygiènes
de base afin de limiter le risque, et la surveillance postopératoire
permettant de dépister une infection débutante et de mettre en route les
traitements appropriés sont les meilleurs garants contre une infection
cornéenne grave. Toute rougeur anormale, paupières collées le matin,
baisse visuelle doivent faire consulter d’urgence.
La cicatrisation anormale de la cornée : lente, excessive ou
désordonnée de l’épithélium
La lamelle est recouverte d’une couche superficielle de cellules appelée
épithélium. On peut la comparer à la peau de l’œil. L’épithélium peut
souffrir lors de la découpe de la lamelle, source d’érosion de la
surface de la cornée. Les cellules peuvent cicatriser trop lentement, ou
de façon irrégulière, voire s'insinuer au niveau de l'interface entre
la lamelle et la cornée . Cette invasion épithéliale peut engendrer
opacités, astigmatisme parfois irrégulier, ou sous-correction. Une
réintervention est alors nécessaire afin de nettoyer l'interface,
corriger l’astigmatisme et la sous-correction. Une cicatrisation lente
d’un épithélium irrité peut être source de sensation de corps étrangers,
de brûlures, ou de flou visuel.
La sous-correction ou correction insuffisante
Elle peut être immédiate ou apparaître plus tardivement. Une correction
par lunettes ou lentilles de faible puissance est parfois nécessaire.
Chez le myope de plus de 40 ans, cette sous-correction est parfois
souhaitable pour retarder l'apparition de la presbytie (difficulté à
lire de près). Un retraitement complémentaire au laser est possible si
nécessaire, après stabilisation de la vue.
La sur-correction ou correction excessive
Cela ne signifie pas que l’on voit trop bien, mais que le myope devient
hypermétrope ou l’inverse. Dans le cas où une sur correction serait trop
importante, une retouche peut être nécessaire après stabilisation de la
vue.
L'astigmatisme régulier ou irrégulier
L'astigmatisme est dû à une irrégularité de la surface de la cornée. Il
peut se traduire par un flou visuel, une diplopie (vision double). Le
plus souvent corrigé par lunettes ou par lentilles de contact. Rarement,
il peut être responsable d'une réduction de la meilleure acuité
corrigée. La cicatrisation de la cornée, parfois longue, peut réduire
cet astigmatisme.. Un retraitement est toujours possible.
Déséquilibre entre les deux yeux ou anisométropie
La vision satisfaisante nécessite que les images vues par l’œil droit et
gauche se superposent au niveau du cerveau. La différence de myopie
entre les deux yeux, après chirurgie par exemple, est parfois mal
tolérée et il est souvent préférable de ne pas être corrigé du tout en
attendant l'intervention du second œil, ou porter une lentille de
contact. Si la différence est faible (inférieure à 2 dioptries de
myopie), un verre neutre peut remplacer le verre myope sur l’œil opéré.
Qualité de vision
Si l'acuité visuelle obtenue sans correction est jugée très
satisfaisante, comparable à celle obtenue avec des lunettes, une
certaine gène est parfois rapportée : éblouissement (par exemple,
occasionnée par les phares de voitures lors de la conduite nocturne),
impression de voile, ou encore perception de halos lumineux autour des
lumières (notamment la nuit). Ces inconvénients s'estompent en plusieurs
mois.
Sécheresse oculaire
Cette sécheresse peut durer quelques mois et est améliorée par
l’instillation de collyres lubrifiants durant quelques mois.
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